Dans cette ferme du nord de la Manche, la sécheresse oblige à repenser chaque goutte d’eau
Chemise sur le dos, barbe et cheveux blancs, Hubert Leriche ouvre lentement le robinet de l’abreuvoir. Autour de sa grande main, les mufles se pressent. Il en caresse un au passage, presque machinalement. Ici, 270 vaches dépendent d’une ressource qui, cet été, n’a jamais semblé autant sous tension. Dans sa ferme, le forage creusé à 100 mètres il y a douze ans…